La Méthode

Brouillon

Axiomes de la méthode

Causalité

La croyance en la causalité est un des fondements de la méthodologie.

j’ai constaté une interchangeabilité des termes « corrélation » et « causalité » dans le discours des élèves mais aussi de certains professeurs de Sociologie.

la corrélation ne suffit pas  (les corrélations fallacieuses)

A cause de la forte interdépendance des variables, le critère de reproductibilité n’est jamais certain, que ce soit en thermique ou en sociologie. C’est pourquoi il faudra, dans la mesure du possible, tâcher d’isoler des ensembles de paramètres contenant des liens de causalité.

Pour cela, on pourrait par exemple supposer que toutes les variables sont aléatoires et décorrélées jusqu’à preuve du contraire.

si l’expérience contredit la théorie, même ponctuellement, c’est la théorie qui doit céder.

Typiquement, on formule quatre hypothèses, classées ci-dessous par ordre de probabilité a priori :

- Le modèle choisi est faux.

- oubli d’une cause dans le modèle causal, c’est à dire oubli d’une variable.

- erreur de contexte : il n’était pas pertinent de considérer les contextes étudiés comme suffisamment similaires (cf. I.5)

- l’expérience contient une erreur au niveau des « instruments de mesure »

Il est important de tester les quatre hypothèses dans cet ordre, car cela permet d’éviter certains biais cognitifs:

- La complication excessive des hypothèses (rasoir d’ockham). (peut se produire si 2 passe avant 1)

- Le déni de réel (si 4 passe avant 1, 2 ou 3)

- Le biais de statu quo

A faire : rechercher les biais cognitifs

Consistance

Un autre fondement de la méthode est la croyance en un « consistent universe ». Une des conséquences en est que les éventuels paradoxes qui émergeraient de la confrontation d’un modèle théorique au réel sont TOUJOURS les révélateurs d’une incomplétion ou d’une incompréhension dudit modèle.

 

Exemple d’incomplétion :

« Si la Terre est plate, et que les bords du monde forment des cascades où les océans se déversent dans le vide spatial, comment expliquer que le niveau des océans ne baisse pas. ». La structure logique est correcte, nous avons un paradoxe qui émerge d’une prémisse erronée (la terre plate), le modèle employé pour décrire le phénomène est donc imparfait.

Exemple d’incompréhension :

1) Un emmental contient des trous.

2) Plus une portion d’emmental est grosse, plus il y a de trous.

3) Plus il y a de trous, moins il y a d’emmental.

4) Donc, plus une portion d’emmental est grosse, moins il y a d’emmental.

 

La structure logique est correcte, la conclusion est absurde, nous avons ici un paradoxe (apparent) qui émerge d’une définition floue de « trou ». La proposition 2 parle du volume total de trous (elle s’exprime en unités de volume, telles que le m3). La proposition 3 nous parle de proportion de trous par rapport au volume d’emmental, elle s’exprimera donc en unités de volume par unité de volume, générant finalement un ratio sans unité. La confusion émergeant de l’emploi d’un langage flou

La construction d’une problématique en sociologie, telle qu’elle se fait actuellement, est un exercice de mise en énigme. Il s’agira de faire apparaître une contradiction apparente entre une proposition issue de la doxa, et une proposition issue soit d’une doxa concurrente, soit d’une expérience. Je prétends ici qu’un nombre conséquent de problématisations sociologiques peuvent être résolues par un travail plus rigoureux de définition.

A faire : c’est une Grosse accusation : il faudra des exemples SOLIDES ou l’abandonner]

Un continuum qualitatif / quantitatif

Même si on admet qu’une sociologie plus dure est souhaitable, est-elle possible ? En effet, les objets de sociologie ne se trouvent pas tous dans le monde réel, par exemple les croyances ou les représentations. Est-il alors pertinent de chercher à appliquer les outils de lecture du monde réel sur des objets qui « n’existent » que dans nos esprits ?

Un esprit quantifiable ?

Exemple de l’IA pour l’intelligence quantifiable : elle peut se formuler entièrement avec des propositions mathématiques, et pourtant présenter une complexité et une performance dans la résolution de problèmes abstraits qui dépassent celles des humains. [1]

Les pensées, croyances, etc. sont congruentes aux phénomènes électro-chimiques qui se produisent dans le cerveau, lesquels sont régis par les lois de la physique.

Des définitions quantifiables

Il faut découper les concepts le plus possible, car je suppose que derrière tout énoncé qualitatif se cachent des énoncés quantitatifs.

Exemple : La proposition « est-ce qu’il fait beau », qui est qualitative, peut être découpée en « soleil, vent, pluie » puis en « luminosité, température de l’air, vitesse de l’air, direction du vent, humidité, pluviométrie » qui sont tous des indicateurs quantitatifs. Je propose donc de découper, encore et toujours, et si ce n’est pas quantitatif, alors il faut, dans l’ordre :

-                 Découper encore

-                 Admettre que la définition est impossible, et que ce n’est pas un objet de science

Les sciences de la nature peuvent fonctionner uniquement en quantitatif (affirmation (1)) et l’homme est au moins en partie un objet de sciences de la nature (les neuro-sciences, l’ADN, montrent que certains phénomènes qui semblaient qualitatifs et/ou chaotiques peuvent être décrits avec des énoncés mathématiques)

À rechercher : l’affirmation (1) est-elle contenue dans l’hypothèse positiviste ?

Construire les définitions

Cette sous-partie étant à la fois la plus rébarbative (car la plus technique) et la plus faible (car la plus controversée et la moins avancée de mon projet), je me contenterai ici d’expliquer que le rôle de ladite sous-partie est  de proposer une méthodologie pour construire les définitions des objets de sociologie au travers d’un langage le plus pur possible.

A faire : se procurer un dictionnaire des définitions sociologiques qui fait autorité.

Mécanique des fluides, une analogie

Les approches lagrangienne et eulérienne de la mécanique des fluides, sont intéressantes à comparer aux approches interactionniste et structuraliste. Plus intéressant, elles ne sont pas contradictoires : elles convergent vers les mêmes théorèmes.

La question du contexte

Le contexte est indissociable de la loi (appelé référentiel en physique).

Exemple du référentiel galiléen pour montrer qu’on travaille sur des approximations, et qu’on définit des « familles » de contextes.

Proposition d’un premier aspect des contextes : l’effectif du groupe étudié.


[1] Un des derniers « bastions » des humains était le jeu de Go, supposément trop subtil pour que la machine puisse y battre l’homme. Mais le programme AlphaGo a battu le numéro 3 mondial, le 12 mars 2016.

 

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